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La musique et l'image
font bon ménage. L'aptitude que chacun a à se forger une
imagination fertile et généreuse en émotions, se
trouve souvent sublimée par la musique. Telle une bande-son, elle
se sert de son pouvoir de suggestion pour faire naître une nouvelle
dimension connue de tous et en même temps propre à chaque
individu. Toutes les musiques, ou presque dispose de ce pouvoir. Mais
certaines se veulent tout spécialement axées vers se genre
de liberté créative. C'est dailleurs le but du jeu pour
Effusions.... Provoquer la rêverie, la réflexion. Deliverance
opte pour la dualité. Entre force contenue et harmonie emplie de
sincérité, le ton est donné. Ici c'est la grandeur
qui est recherchée. Très souvent construit autour des claviers
et violons, l'univers sonore de tout l'album tourne autour d'un thème
récurrent : La pureté. Lorsqu'elle n'ai pas entière
et étendue comme sur Innocence perdue, on la retrouve plus évasive,
presque interrogative et défiante pendant Ubris, jouant avec talent
sur les montées et descentes incessantes, comme pour brisée
le court du temps et ses certitudes. Fatum, plus solennel, demeure dans
les tonalités graves parmis lesquelles se croisent violoncelles
et piano, propageant une douce mélancolie qui n'est pas sans rappeler
les travaux de Arcana. "Outrages", quand à lui, cherche
la réaction. Les envollées classiques semblent marteler
les minutes et attendre la confrontation. Plus moderne, Air propose une
nouvelle vision accaparante, un nouveau souffle invitant au voyage. Basse,
piano, rythme lent en soutien et ensemble de cordes rappellent au bon
souvenir, Craig Armstrong ou Remanence. Puis, il est question de départ,
sans retour. Les notes de piano s'égrainent comme les gouttes d'une
pluie d'automne, s'écrasant sur le silence et l'impuissance. Tristesse,
désespoir, mais aussi clairvoyance et combat, combat pour la lumière.
Enmené par un downtempo sourd et imperturbable, L'adieu rêvé
s'oppose en tout point à la chatoyance grandiose d'un Gravitée
cendrée scintillant comme le cristal. Enfin, La nuit d'un autre
temps offre à l'auditeur un hâvre de paix intérieure.
Mélodie douce et beauté suggérée, malheureusement
d'une durée trop courte pour se laisser approchée. En conclusion,
Deliverance et sa sombre introduction Passage, achèvent d'envahir
le subconscient. On retrouve alors le premier morceau de Effusions...,
ici agrémenté d'une partie vocale en forme de diction, traitant
de nuit puis de jour, de renaissance et de libération.
En conclusion, un remarquable travail de composition, qui tire ses racines
dans le classique, mais aussi les B.O de films, visant à créer
une sensation de profondeur et de relief et jouant sans cesse avec les
sentiments.
Très franchement digne d'interêt en tout cas.
Chroniqué par Yragael
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